Auteur dramatique, comme on dit de ceux qui écrivent des comédies

Le décor est presque toujours un « riche salon » et la distribution se limite le plus souvent à ces trois personnages qu’énumère le titre d’une de ses pièces : Le Mari, la femme, l’amant. La conquête, la possession et la jalousie sont les thèmes sur lesquels il brode à l’infini sans jamais lasser, tant est solide la construction de ses pièces et ingénieux le dialogue.
Résolument « boulevardier », il a pour propos de distraire et d’égayer, même et surtout au dépend des cocus des deux sexes. Car cet humoriste est en réalité un pessimiste profond pour lequel la vie est fatalement, tôt ou tard,
tromperie. Ce théâtre aimable est, plus qu’on ne le croit, celui de l’échec, même quand Sacha évoque Deburau ou Molière, ses maîtres, après son père.

Jean Mabire, Que lire

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